Hardcore Henry

Autant «Demolition» je ne l’attendais pas et tant mieux vu son impact émotionnel sur ma personne…Ahlala, quel fragile!!! Autant «Hardcore Henry» faisait partie de mes grosses attentes et sa date de sortie (13 avril donc) était une étape importante dans mon année cinéma 2016. Imaginez un film d’action totalement tourné en vue à la première personne, c’est le type de concept qui peut rapidement me faire péter un plomb et courir dans une salle obscure.

affiche hardcore henry

«Hardcore Henry» nous raconte l’histoire d’Henry (ce suspense haletant!!!) qui se réveille en sale état sur une table d’opération, une jeune femme se présente à lui comme son épouse et lui explique rapidement ce qu’il fait là. Perdu et pas mal amoché, Henry suit son épouse afin de récupérer toutes ses facultés et des retouches robotiques à son nouveau corps quand ce qui ressemble à une laboratoire secret se fait attaquer par un bad méchant pas sympa du tout, Akan.

FPS, COD, GTA ET POV

Quand on parle de vue subjective ou de vue à la première personne, on pense évidemment au monde vidéo-ludique. Mes premiers souvenirs de ce type de jeux : Doom sortie en 1993 sur Super Nintendo (best console ever!!) et qui fut une véritable révolution en ce temps même si y rejouer maintenant pique un peu les yeux. «Hardcore Henry» nous propose donc de reprendre ce type de vue pour nous faire vivre une expérience à couper le souffle tout en y ajoutant bien sur une histoire très simple mais diablement efficace.

En effet, «Hardcore Henry» applique en terme de scénario une trame narrative assez basique mais qui fonctionne toujours autant, à savoir Henry qui voit Akan, le bad guy, lui prendre son épouse et notre héros va devoir récupérer sa belle en affrontant des vagues d’ennemis en plein cœur de Moscou. Ici aussi, on voit bien les références du 10eme art nous sauter à la gueule : ben la plus facile… Mario qui doit sauver Peach en affrontant des boss, des tortues vénères et récupérer des champignons. On retrouve aussi la notion d’upgrade avec Henry qui monte de niveau, gagne en expérience et qui trouve sur son chemin de nouvelles armes et de quoi se soigner tout au long de son aventure. Notre personnage aura également l’appui de Jimmy, une sorte de tutoriel vivant qui viendra donner régulièrement un coup de pouce à Henry dans sa quête et qui lui distillera également de nombreuses astuces pour que celui ci puisse débloquer les pièges semés sur sa route par Akan.

hardcore henry

J’ai vraiment apprécié le pont qu’offrait ce film entre le cinéma et les jeux vidéo, on sent que les mécanismes de ces deux médias sont compris, assimilés et permettent aux spectateurs de s’amuser mais aussi d’adhérer complètement au parti pris technique du long métrage. Avec ses propres règles, «Hardcore Henry» nous fait accepter sans sourciller ses personnages très archétypaux tels que le méchant très méchant aux pouvoirs de seigneur Sith, Akan, interprété par le très flippant Danila Kozlovski, la belle et intrigante Estelle, interprétée par Haley Bennett et ses faux airs de Jennifer Lawrence, mais surtout «Hardcore Henry» nous offre Jimmy : un pur personnage dingue et jouissif pour le public. Jimmy, c’est le type de protagoniste qui symbolise un film et dans le cas de «Hardcore Henry» il est juste magnifique, amusant et toujours surprenant. C’est l’acteur sud-africain, Sharlto Copley, qui endosse avec maîtrise ce rôle avec une … des interprétations folles qui ont fonctionné à merveille sur moi. Au final, «Hardcore Henry» nous propose surtout d’être le héros, le personnage central de cette histoire et de vivre celle-ci à travers le regard d’Henry.

C’EST NORMAL EN RUSSIE!!!

On doit ce délire cinématographique qu’est «Hardcore Henry» à Ilya Naishuller qui a su se faire repérer avec un clip pour le groupe «Biting Elbows» avec ce même concept de vue à la première personne. C’est le producteur et réalisateur russe, Timour Nuruakhitovich (et dire que je me plaignais de l’orthographe du nom de Jake Gyllenhaal) qui a donné sa chance à Ilya pour que celui ci transforme l’essai de son clip en long métrage de 1h34. 1h34 d’action pure et dure qui ne laisse pas de temps pour souffler avec son rythme effréné et sa dose de violence, de gunfight et de street parcours en plein Moscou.

hardcore henry

Même d’un point de vue technique, «Hardcore Henry» reste cohérent avec son aspect jeux-vidéo. On a vraiment l’impression de traverser des épreuves, des boss mais aussi des niveaux aux décors très variés et dépaysants qui nous permettent de voir le métro, les banlieues délabrées, les quartiers résidentiels et même la campagne russe. Même avec la contrainte de la vue subjective, je ne me suis jamais senti perdu géographiquement et les mouvements de caméra semblaient logiques. Une personne ne maîtrisant pas ce type de façon de vivre les images pourra être gêner et j’avoue avoir eu un peu mal au crane à la sortie de la salle… Mais il faut dire que j’avais vu «Grimsby Agent trop spécial» avant, cela explique peut être le besoin de Doliprane…

Quand j’y repense, c’est quand même DINGUE le résultat final de ce film qui a été tourné entièrement à la Gopro et dont le montage intelligent permet de donner une certaine fluidité aux événements vécus par Henry. C’est quand même FOU de pouvoir offrir autant de scènes d’action déchaînées, d’explosions pas toujours visuellement jolies mais très efficaces mais aussi de nous donner la sensation d’être au cœur d’une œuvre singulière à deux doigts de nous exploser au visage!! Et puis la BO de «Hardcore Henry» a fini de m’achever avec du «Queen», de la soul, le rock de «Biting Elbows», de l’électro typique de l’Europe de l’est et là aussi la cohérence dans un chaos ambiant fonctionne parfaitement. Non, vraiment, «Hardcore Henry» est une vraie PUTAIN de proposition de cinéma aux influences multiples et totalement assumés par Ilya Naishuller. Merci camarade Ilya, merci pour ce pied monumental que tu m’as fait prendre!!!

hardcore henry

A voir? Bourrin mais très malin, «Hardcore Henry» est un shoot d’adrénaline qui fait plaisir. Une sensation cinéma très jouissive comme on n’est fait plus au cinéma depuis… depuis «Mad Max Fury Road» (on y revient toujours!!).

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8 Note GeeKroniques
7.5 Visiteurs (1 vote)
On a aimé
  • Le mélange parfait entre le cinéma et le jeux-vidéo
  • Une BO endiablée qui colle parfaitement à l'ambiance du film
  • Sharlto Copley dans son meilleur rôle!!!
On a pas aimé
  • Un parti pris qui peut déranger les moins habitués à la vue subjective
  • Des explosions pas toujours nettes qui dénotent de l'ensemble de l’œuvre
  • Violent, gore, faites attention, l'interdiction aux moins de 16 ans est totalement justifiée
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Article écrit par Anthony

Grand consommateur de films, mais attention : j'aime la qualité!!! SF, fantastique, action, réflexion, comédie, français, étranger, drame, biopic, etc, etc, ... du moment que c'est fait avec le cœur et non avec les pieds!!!

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