Doctor Who, Saison 8

Ah doctor Who, c’est tout un poème! La vie des séries, c’est un peu comme la vie de couple, y’a des hauts et des bas. Et depuis deux saisons, Doctor Who et moi, on fait chambre à part. Autant vous dire que le divorce n’est loin! La série s’éparpille, se complexifie à outrance sans que cela suive comme il devrait au scénario, nous balançant moult invraisemblances à la figure. Fan, oui, mouton non. La fin de la saison 7 a vu la régénération du docteur et lancer la transition vers un nouveau doc. Je me suis dit que cela valait donc le coup de laisser une dernière à notre couple!


S

i le premier épisode peine à démarrer, le nouveau docteur prenant ses marques et nous aussi, Peter Capaldi impose dès le début sa différence. Différence dans le jeu d’acteur par rapport au facétieux et bondissant Matt Smith, et différence dans le personnage également. Car pour la première fois dans la série de 2005, le docteur est campé par un personnage plus âgé. Un choix qui est finalement logique quand on sait l’âge réel du personnage. Mais du coup, le caractère du docteur est bien différent, il est revêche, râleur, cynique, bref tout ce à quoi on peut s’attendre de la part d’une créature ayant vécu aussi longtemps.

Pour autant, cela n’empêche pas la série de garder ses recettes habituelles que l’on apprécie. Des explorations temporelles et des rencontres « historiques » comme dans l’épisode 3 ou l’on découvre Clara en mode « Fan girl » qui souhaite rencontrer Robin des Bois, l’idole de sa jeunesse. Ou quand histoire et légende se mélange façon Doctor Who! C’est drôle et enlevé, pas encore expurgé de certaines invraisemblances inutiles (le coup de la flèche d’or).

Doctor Who Doctor Who

Ou des clins d’oeil à des classiques de la SF, comme l’épisode 7 qui n’est pas sans rappeler « Alien », mais avec des araignées, ou l’épisode spécial « Waters of mars ».

On n’oublie pas non plus les ennemis traditionnels et récurrents sans lesquels le docteur ne serait pas vraiment le même. On commence avec les Daleks, mais vus d’un point de vu intéressant! Car ici, on va balancer le doc à l’intérieur d’un Dalek (petit clin d’oeil au film « L’Aventure intérieure » qui utilise le même procédé). Mais surtout l’épisode pose une question pertinente : un dalek peut-il être bon? Ou ne sont-ils destinés qu’a la destruction? Si l’avis du docteur est tranché (on peut le comprendre), le spectateur se met à rêver de Daleks pacifiés l’espace d’un épisode.

Clara va également devoir concilier sa vie de voyageuse avec le docteur et sa vie amoureuse. En effet, elle va faire connaissance avec Danny Pink (Samuel Anderson), un ancien militaire qui est dorénavant prof de math dans l’école ou enseigne également Clara. Elle va devoir mentir au deux hommes de sa vie pour continuer à mener une double vie!

Mon avis

U

Doctor Whon nouveau docteur, bien différent des précédents. Plus âgé, plus grognon et plus sombre. Son côté humaniste semble quasiment effacé par un un fort aspect misanthrope. Si il est toujours un défenseur de l’humanité, il semble avoir beaucoup de mal (encore plus qu’avant) à nous comprendre. Quitte à se la « péter » un peu et nous prendre un peu de haut, nous les « primitifs » terrien. Un virage est pris. Enfin pourrait-on dire! La relation avec Clara est également différente. Là ou les précédents docteurs ont toujours eu une relation ambiguë avec leur compagne, ce n’est désormais plus le cas. On est plus dans le registre de la relation père-fille, avec une certaine forme d’opposition qui fonctionne très bien entre les deux! Le docteur semble être persuadé de pouvoir manipuler à sa guise Clara, mais cette dernière qui commence à bien le connaître ne s’en laisse pas compter! L’épisode 6, confirme cette espèce de filiation avec une intrigue en arrière plan et ou on se focalise sur un triangle Clara -- Docteur -- Danny. Et ou le docteur se révèle étonnant protecteur envers Clara. Un parti-pris risqué mais qui marche, c’est bon d’avoir de temps à autre une emphase sur les personnages, d’autant que tant Peter Capaldi que  Jenna Coleman sont vraiment tous les deux très bons dans leur interprétation! Mais comme toute relation, celle de nos deux voyageurs temporels va connaître des frictions et Clara va avoir bien du mal à supporter ce docteur fantasque et parfois un peu hautain. Elle va donc se retrouver tirailler entre son addiction à l’adrénaline procurée par ses voyages avec le docteur et son côté insupportable (voir détestable). Car plus alien que jammais, ce nouveau docteur est parfois bien difficile à comprendre pour nous pauvres humains!

Cette saison s’efforce aussi de « démystifier » le personnage du docteur

Alors que jusqu’à maintenant, on avait un docteur quasi omniscient, ici, une fois encore le personnage devient tout à coup plus nuancé. C’est le cas dans l’épisode 7 ou le docteur avoue qu’il ne connaît pas tout du temps et que certaines zones du temps restent floues pour lui. Un aveu qui sera nuancé à la fin de l’épisode, par un docteur dont on ne sait plus si ce qu’il nous dit est du lard ou du cochon. Bref, un docteur bien moins lisse que ses précédentes incarnations.

Mais Moffat n’en oublie pas pour autant de garder un fil rouge à cette saison 8

Lentement, le fil rouge de « The promised Land » (la terre promise) est distillé au cours des épisodes, à chaque fois avec un peu plus de détails. Mais tout cela reste bien mystérieux et reste en trame très discrète. Un retour aux sources que j’apprécie après les surenchères des saisons 6 et 7 qui ont complètement dénaturées la série, le tout assaisonné d’approximations et d’erreurs grossières en termes de cohérence et retournements. Certes, certains trouveront que du coup, la série perd ce coté épique et cet aspect « sauveur du monde » du docteur, mais moi je vois ca plutôt d’un bon oeil pour ma part. Je retrouve « mon » docteur. Certes, c’est parfois de la SF un peu limite en termes de « réalisme », comme dans l’épisode 10 et la protection des arbres contre une éruption solaire. C’est parfois un plus original et surprenant comme les aliens « 2D » de Flatline » (épisode 8). Mais c’est tout à fait ce que moi j’attends de la série!

Comme à chaque saison, on assiste à un relifting avec un nouvel intérieur du tardis et un générique complètement différent des précédents. Il a été élaboré à partir de la proposition d’un fan. Les avis ont été partagés, moi je l’ai trouvé plutôt pas mal. Je vous mets le clip originel, vous verrez que le générique final en est très proche.

Doctor Who original concept Peter Capaldi intro

La saison se termine avec un double épisode (11 & 12). Tout est là pour un final explosif : le retour des cybermens, du Master (que l’on croyait mort) et la fameuse terre promise dont il est question en fil rouge cette saison. Si il y a quelques bonnes idées (les cuves avec les squelettes par exemple), cela manque d’une certaine flamboyance. Alors oui, le docteur montre qu’il sait être humain et apprendre, mais je suis quelque part déçu de la fin de saison. D’autant qu’elle semble marquer la rupture définitive entre le docteur et Clara, avec une dernière scène émouvante et une belle explication sur l’aversion du docteur pour les câlins! Bref, une bonne saison de doctor who (enfin) mais une fin un peu en demi teinte.

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On retrouve le docteur pour le « Christmas special » à Noël donc!

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Article écrit par Mat

Mat, créateur et admin du site GeeKroniques. Grand fan de séries et de culture Japonaise, je vous parle de mes coups de coeurs et parfois de mes coups de gueule! Retrouvez également mes tutos informatiques sur mon autre site.

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7 réflexions sur « Doctor Who, Saison 8 »

  1. Mais n’empeche c’est pas possible que Mr Pink meurt , puisque dans la saison 4 épisode 8, Clara rencontre son « petit fils », un des ses descendants qui était aussi descendant de Mr Pink. Ce qui veut dire, qu’ils ont eu des enfants ensemble et du coup il peut pas mourir tant qu’ils n’ont pas eu au moins un enfant ensemble !

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