Silicon Valley, Saison 2

Après le succès obtenu au Techcrunch en fin de saison 1 de Silicon Valley, Richard et la petite bande de Pied Piper sont les stars du moment! En ce début de saison 2, ils font le tour des investisseurs pour collecter les capitaux qui vont permettre à l’entreprise de grossir (très) rapidement. Objectif : avoir une béta version fonctionnelle pour le CES qui aura lieu quelques mois plus tard.


M

ais rien ne va évidement aller comme prévu! Premier écueil, leur « business Angel », le farfelu Peter Grégory (interprété par Christopher Evan Welch malheureusement décédé après le tournage de la saison 1) va passer l’arme à droite, alors qu’il devait assez logiquement financer la suite de Pied Piper. Richard et Erlich vont donc devoir choisir parmi tous les investisseurs intéressés. Les enchères vont grimper très haut et les zéros vont s’ajouter. Mais plus l’apport en capital est important et plus la pression sur les épaules de la jeune entreprise va être importante. Alerté par Monica de cette réalité qu’il ignorait, Richard va faire le choix de la sagesse et partir sur une capitalisation « faible » afin de se laisser une chance de réussir.

Un choix judicieux, car Pied Piper est loin d’être solide et Gavin Belson (Matt Ross), le PDG de Hooli va mettre toutes ses forces pour écraser ceux qui l’ont humilié lors du Techcrunch. Sa première offensive ne sera pas sur le terrain technique, mais juridique : il attaque Pied Piper pour vol. La bataille est lancée! Mais à vouloir mettre la charrue avant les bœufs, le tyrannique CEO de Hooli risque de se prendre les pieds dans le tapis…

Silicon Valley: Season 2 | Official Teaser | HBO

A Richard d’œuvrer pour que Pied Piper continue sur sa lancée. Il fera des bons choix (embaucher Carla, une programmeuse), d’autres plus discutable (comme celui de choisir Russ Hanneman comme investisseur). Mais c’est lui le boss, il doit assumer ses choix!

Silicon Valley russ

Mon avis

L

‘univers de la Silicon Valley continue à être passé au vitriol! Les clins d’oeil et les coups de griffes sur cet univers particulier continuent à fuser. Mais c’est aussi tous les enjeux financiers qui tourne autour de cet univers high tech qui sont décryptés et bien souvent raillés et caricaturés (plus Richard et Erlich vont se montrer grossiers avec les financeurs, plus les enchères vont grimper). Bref, toujours beaucoup de second degré et de dérision, avec un Richard toujours en décalage et qui n’arrive jammais aux effets escomptés!

Une saison qui corrige les défauts de la saison 1

Si parfois la saison 1 de Silicon Valley tombait dans le traitement un peu borderline et les blagues en dessous de la ceinture, j’ai trouvé que cette saison 2 est parvenu à s’affranchir de cette tare qui avait eu tendance à tirer la série un peu vers le bas. Débarrasée en grande partie de ce défaut, on profite bien plus de la série, qui est encore plus drôle tout en restant le plus réaliste possible. Je me suis vraiment marré comme un dingue à chaque épisode! J’avais également reproché à la saison 1 une certaine similitude avec les personnages de The Big Bang Theory. Hé bien, je dois avouer que cela s’est complètement estompé! Sans doute parce que la série a adopté un ton plus sérieux (qui paradoxalement la rend plus drôle) et joue bien mieux sur l’aspect nerd de chacun des informaticiens..

Mais encore quelques (petits) bémols

Un point technique m’a fait froncer les sourcils lors de l’épisode 8.. Si la touche qui reste appuyée par mégarde reste un grand classique (je me rappelle d’avoir eu le cas une fois, il m’a fallu un bout de temps avant de comprendre), cela ne peut absolument pas provoquer les symptômes décrits et qui va porter un gros préjudice à l’équipe. Si je comprends l’enjeu scénaristique, je trouve dommage de la base technique ne soit pas réaliste d’autant que la série nous a habitué à beaucoup mieux de ce coté-là! J’aurais finalement préféré une histoire de piratage, cela aurait été bien plus réaliste et crédible.

Du coté des personnages, si la galerie reste plutôt réaliste dans l’ensemble, on a quand même quelques personnages un peu too much qui viennent un peu ternir l’ensemble à mon sens.

Trucs de Geeks!

Outre le contexte et les péripéties tout à fait crédibles, on aura le droit à une nouvelle formation « méthodologie » par Jarod (après la méthode Scrum vue en saison 1), avec cette année la matrice « SWOT » : Strengths (forces), Weaknesses (faiblesses), Opportunities (opportunités), Threats (menaces), qui permet d’aider une prise de décision. C’est une nouvelle fois abordé de manière ludique, et une idée à garder dans un coin de sa tête pour plus tard.. Moi, en tout cas, ça me parle beaucoup et cela rentre en résonance directe avec mon job de chef de projet informatique!

SWOT grapheFL

On aura également une explication concrète de la théorie du chat de Schrödinger sensée illustrer la difficulté d’appréhender la physique quantique dans l’épisode 9. Même si la théorie est très largement simplifiée (voir dénaturée) dans la série, j’ai trouvé le clin d’oeil sympa, même si c’est plus un prétexte à maltraiter un peu Jarod qui va successivement tuer un bébé condor et un technicien venu enlever la caméra sur son nid..

Le site web de Pied Piper est toujours de la partie et il dispose même de son blog mis très régulièrement à jour par Jared comme un « vrai » blog d’entreprise! On y retrouve des anecdotes et tout ce qui s’y rapporte à la vie d’entreprise, comme l’annonce pour les postes à pourvoir dans la société!

Richard, un nerd pur et dur!

J’aime bien ce retour de « nerd » un peu caricaturaux, mais tellement vrai! Pour moi, un type comme Richard est forcément dans le stéréotype du nerd, génial et brillant, mais mauvais communiquant et peu habile dans le rapport aux autres. Ça reste pour moi l’image du « vrai » nerd. Et pour travailler dans le milieu de l’informatique, j’en ai vu quelques uns de ces nerd, excellents dans leur domaine, mais qui ont du mal à sortir de leur « bulle ». On voit ainsi Richard lutter contre sa nature pour s’affirmer face aux autres et enchaîner de petites victoires. Lutter contre un Erlich souvent envahissant et pas toujours de bon conseil, aller contre sa nature et déclencher un conflit pour avancer quand cela est nécéssaire. Pas simple pour lui, et même si il est loin d’être un leader, il progresse à vu d’oeil dans cette saison. Il faut dire aussi que vu l’adversité, c’est finalement plus une question de survie qu’autre chose! Car dans un univers informatique ou tout va très vite, il ne faut jammais s’endormir sur ses lauriers! Si l’algorithme de Richard est sans conteste le plus performant du marché, la course est lancée et d’autres petits génies vont se lancer à la poursuite de Pied Piper.. Et si la petite société commence à grossir et à embaucher, le plus dur reste à faire : perdurer! Car chaque décision prise par Richard peut à tout instant faire basculer le destin de Pied Piper. Mais si il commence à appréhender la dure réalité du métier de patron, il n’est pas prêt pour autant à s’asseoir sur ses principes. Pas si évident vu l’importance du projet et des sommes d’argent en jeu..

Le Way of life « start-up »

Le modèle de la start-up fait bien sur recette sur le spectateur. Car si tout reste à faire et que c’est une mission très complexe (on le voit avec tout les déboires de Pied-Piper), il y a derrière le rêve de construire quelque chose. Pas forcément un empire, ni même de faire fortune (contrairement à Russ obsédé par son statut de millionnaire). Mais de se faire confiance et de suivre ses idées. Mais cela reste un vrai choix, comme le rappelle Erlich et Jarod à la fin de la saison. Tous les deux sont là parcequ’ils aiment cette ambiance créative, cette « magie » comme le dit Jarod. Alors que Jarod avait une carière toute tracée et un gros salaire en tant que cadre, il a fait le choix de tout plaquer pour rejoindre Pied Piper. Même chose pour Erlich qui finalement gère l’incubateur plus pour le plaisir et le fun que pour l’argent quoiqu’il en dise.

Une fin de saison habilement menée!

La fin de saison va apporter la résolution du fil rouge de la saison : le procès intenté par Hooli pour la propriété des algorithme de compression de Pied Piper. Un choix final quand même casse gueule! Si Hooli gagne, la série compromet très sérieusement son avenir, si Pied Piper gagne, on tombe dans un happy end pas crédible.. Mais le virage est extrêmement bien négocié avec un rebondissement juridique qui fait mouche et qui fait plaisir (« Justice baby »). Mais c’est juste pour asséner une autre surprise de taille qui va tout remettre (encore une fois) en cause. Un très bon clifhanger! Bref, j’ai passé un très très bon moment avec les geeks les plus sympa du moment. Silicon Valley est une série à  ne pas rater!

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Article écrit par Mat

Mat, créateur et admin du site GeeKroniques. Grand fan de séries et de culture Japonaise, je vous parle de mes coups de coeurs et parfois de mes coups de gueule! Retrouvez également mes tutos informatiques sur mon autre site.

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