Rogue One : l’avis de la rédac!

Que l’on soit fan ou non de Star Wars, impossible d’ignorer la sortie d’un nouveau film de la série culte! D’autant qu’avec le rachat par Disney, on risque de retourner régulièrement au cinéma! Avant Star Wars épisode 8, Disney nous offre Rogue One, un épisode “hors-série”! Attachez-vos ceintures, on va lancer le saut hyperspatial et vous donner 3 avis!


rogue-one-jynRogue One fait le lien entre l’épisode III et l’épisode IV et se déroule chronologiquement juste avant l’épisode IV, « A new Hope« . On fait le connaissance de Jyn Erso (Felicity Jones), une jeune femme dont la mère a été tuée par l’Empire alors qu’elle n’était qu’une enfant. Galen Erso (Mads Mikkelsen), son père, a été quant à lui enrôle par l’empire de force. On comprend a demi-mot qu’il est l’un des concepteurs de l’arme. Alors qu’elle n’a plus de nouvelles de son père depuis plus de 15 ans, l’alliance prends contact avec elle. Les rebelles sont à la recherche d’un message envoyé par son père. Accompagnée par le capitaine Cassian Andor (Diego Luna vu dans Blood Father), elle a pour mission de retrouver le message et son père.

rogue-oneLeur mission ne sera par une partie de plaisir. En chemin il vont être aidés par Baze Malbus (Jiang Wen), un guerrier aveugle qui utilise la force (un ninja-jedi en quelque sorte) et son compagnon d’arme,  Chirrut Îmwe (Donnie Yen) un gros baraqué qui utilise une mitrailleuse blaster qui arrose! Il y aura aussi les retrouvailles un peu étranges avec Saw Gerrera (Forest Whitaker en mode barge).

Mais elle est bien loin d’imaginer que la mission de Cassian est d’éliminer son père..

Star Wars ROGUE ONE - Bande Annonce VF FINALE / FilmsActu

Nos avis (note sur 10)

 

Mat (7,5)

Canada Wars

Rogue One, c’est le “canada dry” de la saga (pour ceux à qui ça parle)! Cela sonne comme un Star Wars, mais ça n’en est pas un! Plus précisément, c’est un film de guerre dans l’univers Star Wars! Enfin, la guerre version Disney, on voit des gens mourir, mais pas de sang (pour pas choquer les p’tites n’enfants). Pas de Jedi, pas de sabres laser (enfin vite fait celui de Vador), pas d’affrontement du bien contre le mal et autres platitudes manichéennes dont la franchise nous abreuve habituellement. Et rien que ça, c’est plutôt pas mal!

rogue-one-death-star

Certes les plus taquins iront dire que faire un film à partir d’une phrase du film IV qui fait allusion à la récupération des plans de l’étoile noire, c’est un peu limite. C’est pas complètement faux, mais ce film one-shot (et vu la fin, on est sur qu’il le restera) a quand même l’immense mérite de répondre à une sacrée question! A savoir : ”Comment les mecs qui ont fait un truc aussi énorme et balaise que l’étoile noir ont pu laisser une faille pareille pour la détruire”? Hé bien c’était complément intentionnel! Ah d’accord, je comprends mieux. Et là, j’entends le fayot le bon élève du premier rang qui répond “Oui mais alors, pourquoi l’empire n’a pas réagi pour corriger cette faille?”. “t’es con” lui répond le cancre mec du fond près du radiateur, “Les rebelles ont piqués les plans, ils pouvaient plus rien faire”. Le mec du premier rang semble s’apprêter à répondre un truc du genre “Ils ont bien un backup de leurs données sensibles, non?”, puis voyant la tête énervée du cancre du fond se ravise..

Good Job Rogue One

Bon, je chambre un peu, mais j’ai passé un bon moment avec Rogue One. Si la trame du film part de pas grand chose, on est toujours bien au dessus du reboot énervant de l’épisode 7. Non, l’épisode 7 n’est pas bon, il ne fait que nous caresser dans le sens du poil sans rien apporter. Ah si, du grand spectacle réussi. Mais reste cantonné dans du space opéra propre sur lui et bien terne pour un amateur de SF. Mais il n’est pas ici question de lister les défauts du précédent film!

rogue-one-bazeComme je le disais en introduction, on assiste au conflit armé entre l’empire et les rebelles, et on en découvre plus sur la genèse de l’étoile noire. Hormis le Ninja – Jedi, tout le coté “mystique” de l’univers est complètement exclu. Avec quand même un nouveau robot, un peu trop humain à mon goût, mais qui apporte une petite touche d’humour. Et surtout, le film ne termine pas sur un happy end, n’essaye pas de sauver ses héros coûte que coûte. Logique car finalement Rogue One n’est là que pour faire le lien avec l’épisode 4 dont il n’est finalement que le prologue. Tout ça pour ça me direz-vous? Oui, peut-être que cela ne méritait pas forcément un film. Mais Rogue One possède cette saveur différente des autres films qui le rend attachant.

Not  Dark One

On aurait pu attendre quelque chose de plus noir, plus sombre. Mais visiblement, le montage souhaité par Disney et les reshooting fait par Tony Gilroy, se sont attachés à lisser le film. Dommage car la thématique du film (et ce dès l’introduction), c’est le don de soi, le sacrifice pour protéger ceux que l’on aime. Il y avait sûrement matière à faire quelque chose de plus sombre et plus adulte.

rogue-one

la musique

Malgré des conditions un peu particulières (Alexandre Desplat qui a quitté le navire à la dernière minute), je trouve que Michael Giacchino a fait une BO honorable. Pas simple de surcroît de passer après les musiques mythiques de John Williams! La partition s’éloigne assez de celle de WiIlliams, mais reprend certains thèmes et utilise beaucoup les cuivres qui sont une des marques de fabrique du compositeur historique de la saga. Au final, une BO moins mémorable, mais plus légère, moins appuyée. Ce qui pour moi colle plutôt bien à l’esprit “hors-série” de ce film. Elle ne restera probablement pas dans les annales (en tout cas pas les miennes), mais pas la catastrophe éprouvée pas certains.

Au final

rogue-one-death-starAprès la grosse déception de l’épisode 7 et de sa paresse scénaristique, je n’attendais pas forcément grand chose de ce nouveau film. La surprise est donc plutôt bonne de retrouver les bons cotés de l’univers, mais moins ses travers manichéens. Nouveaux personnages, histoire et lieux inédits ça nous fait du bien! Certes, on retrouve encore du sable sur Scarif, mais il s’agit cette fois de plage et non pas de désert! Dommage que ce film de guerre soit trop lisse pour emporter ma complète adhésion! Un bon Star Wars donc mais auquel il manque un petit quelque chose pour être complètement réussi! 

 

Anthony (7)

A Star Wars Story!!!

Et si, la saga Star Wars était devenue le beaujolais nouveau des Geeks? Le sujet agite les discussions cinéma des semaines à l’avance : les rageux pensent que c’est trop de bruit pour rien et les fans trépignent d’impatience. Nous sommes quand même partis pour un film chaque année, entre trame principale très skywalkienne et spin off en tout genre, et il va bien falloir s’y faire…. Après le raz de marée du «Réveil de la Force», nous voilà face à «Rogue One: a Star Wars Story» qui vient se fixer juste avant l’épisode 4 et donc la trilogie originelle. 133 minutes plus tard, c’est la joie et le soulagement!!! Mes premiers mots furent «Gareth Edwards a tout compris à Star Wars». En effet, son «Rogue One» arrive à parfaitement à se connecter à l’univers créé par Georges Lucas de la prélogie ou trilogie centrale, à s’emboîter comme un lego dans «Un nouvel Espoir» et le tout avec respect, humilité, et maturité.

«L’espoir est la base de toute rébellion»!!

rogue-oneCe premier spin off de SW nous permet donc de découvrir comment une escouade de rebelles a pu récupérer les plans de la fameuse étoile de la mort qui a tant fait courir le seigneur Vador par la suite. Ce qui transpire à l’écran dans ce «Rogue One», c’est l’esprit d’aventure, de sacrifice et un récit à l’échelle humaine. Exit les jedis, élus du peuple ou plutôt de la force, place à une héroïne au lourd passé familial (Jyn Erso), à un officier rebelle aussi mystérieux que malin (Capitaine Cassian Andor), un guerrier aveugle animé par la pureté de la force (Chirrut Imwe), son protecteur et frère d’arme( Baze Malbus) et un pilote de l’Empire devenu rebelle pour aider Jyn Erso dans sa quête (Bodhi Rook). Pris un par un, les personnages sont plus fonctionnels que vecteurs d’émotions, mais l’alchimie entre eux et bel et bien présente. S’ajoute à cette team, le personnage le plus emblématique de ce film: K-2SO, un droïde au cynisme rafraîchissant dans lequel l’essentiel de l’humour se fait.

Gareth Edwards, la force en lui est…

rogue-one-cassianMalgré une production compliquée pour Gareth Edwards, entre reshoots et cahier des charges infernal de Disney, je trouve que le réalisateur britannique a réussi son coup avec un film qui sur le papier semble plus ressembler à un casse-tête qu’a une partie de plaisir. Comment réussir à faire ressentir de la peur pour des héros balancés dans une histoire dont on connaît tous l’issue? Comment placer son film dans une saga si emblématique sans surplomber la trame narrative principale et sans non plus ressembler à une DLC aussi fade que dispensable? Edwards s’est forcément posé ces questions et je dois dire qu’il m’a surpris. Il est arrivé à mélanger son cinéma avec cet univers toujours avec cette volonté de s’en différencier sans s’y opposer, de créer en s’inspirant du passé et du futur de cette épopée galactique. Il nous décrit une galaxie dans laquelle l’Empire n’est pas encore à pleine puissance, dans laquelle des courants politiques bien différents constituent la rébellion, dans laquelle la Force n’est qu’une religion de fanatiques et dans laquelle le terrorisme, l’exploitation humaine et les génocides sont présents. «Rogue One» est certainement le film de la saga «Star Wars» le plus adulte et guerrier.

Techniquement c’est du travail soigné!!!

Edwards filme son «Rogue One» avec une habile gestion de la démesure dans des batailles toutes plus jouissives les unes que les autres, un jeu des échelles perpétuel qui nous replace bien dans le contexte d’un récit d’aventures à surtout à hauteur d’hommes. Le petit Gareth se fait plaisir et nous fait plaisir avec un troisième acte au montage très immersif qui nous fait vivre avec suspense et implication émotionnelle cette histoire de vol de plan. On a droit à une scène finale dans laquelle Le Grand Vador fait péter la force et la badassitude comme jamais et qui nous donne immédiatement envie d’enchaîner avec l’épisode 4!!! «Rogue One» c’est aussi une résurrection numérique d’un Grand Moff Tarkin et de son interprète, Peter Cushing. Une résurrection qui stimule les fans, mais qui nous amène à constater l’incroyable avancée de la technologie de la motion capture au cinéma, mais qui nous pose aussi des questions de moralité et sur l’évolution du cinéma en ce qui concerne les acteurs de chair et de sang.

Pour moi, «Rogue One» est une totale réussite au niveau technique, en terme d’humilité et de cohérence avec une saga qui n’a pas fini d’occuper nos discussions de passionnés.

 

Jyrald (6)

Film très attendu des fans de la saga intergalactique, Rogue One était sur le papier un projet assez risqué et bancal. Faut dire que partir d’une phrase de l’épisode IV et d’en faire un spin off n’est pas chose aisé surtout que l’on en connaît déjà la fin. A défaut de faire un excellent film, Gareth Edwards nous a fourni une bonne copie qui satisfera surement les fans. Personnellement je suis un peu plus sceptique sur ce one shot qui malgré de gros points forts est entaché par des défauts bien trop gênants.

Un petit pas pour la rébellion, un grand pas pour Star Wars

La nouveauté, c’est ce qui résumerait le plus cet opus, qui contrairement au VII (que personnellement j’avais bien apprécié) prend des risques et donne une vision bien différente de la saga. Une vision bien plus réaliste, humaniste et sombre accentuée par la non présence de jedi au casting. Exit le manichéisme inhérent à la saga et bonjour la nuance, qui même si elle est un peu survolée fait plaisir à voir. Pour une fois on se demande si les rebelles agissent de la bonne manière !

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Niveau réalisation, on continue sur la lancée du VII après la réalisation dynamique de JJ Abrams, on retrouve celle de Gareth Edwards qui avait déjà fait ses preuves dans ses précédents films Monsters et Godzilla. Il s’amuse avec les échelles en nous rendant des plans impressionnants et maîtrisés. Il retrouve également une thématique lié à la bombe atomique. Niveau action, seul le dernier acte sur Scariff restera mémorable et tirera réellement son épingle du jeu grâce à son environnement original et agréable à voir. D’ailleurs, niveau diversité des décors, on aura jamais autant voyagé que dans ce Rogue One et chaque planète apporte son lot de nouveauté.

Pour la bande originale, c’est Michael Giacchino qui prend le relais de John Williams avec des morceaux qui correspondent bien à l’esprit saga. Il faut dire que Giacchino n’en est pas à son premier essai après Jurassic World et Star Trek, il a montré depuis longtemps qu’il savait rester dans l’esprit des licences tout en apportant sa touche (notamment son utilisation très fréquente de violons).

Du côté obscur mais pas trop !

Même si le film se veut plus mature avec des références aux guerres du moyen orient avec la partie sur Jehda ou encore à la guerre du Vietnam dans son dernier acte, la violence y est très suggérée pour ne pas choquer les plus jeunes et en général amorti par des scènes moins dramatiques et humoristiques notamment avec le personnage du robot. Les Star Wars récupéreraient-il la formule secrète et efficace des Marvel ? Seulement voilà, aucune mort n’est mémorable et cela met en avant le plus gros point noir du film : les personnages !

rogue-one-troopers

En dehors de Jyn Erzo qui bénéficie d’un peu background avec la relation avec son père, le reste du groupe est introduit comme un cheveu sur la soupe et ne semble qu’être de simples archétypes ce qui devient dommage quand on se rend compte du potentiel de certains d’entre eux comme Cassian et son passé en tant que rebelle. Pire encore ce sont de véritables chair à canon. On en vient même à se demander ce que viennent faire certains personnages dans l’histoire comme Chirrut et Baze qui semblent être là totalement par hasard. De plus certains acteurs semblent faire le minimum syndical alors que ce sont de bons acteurs en général comme Forest Whitaker ou encore Felicity Jones. Du coup on s’attache à aucun des personnages du film et cela m’a empêché de m’impliquer pleinement dans l’histoire.

Même si je trouve globalement le film bon, il faut dire que ses défauts m’ont réellement empêcher d’apprécier le film à sa juste valeur parce que des qualités il en a, c’est certain, mais pas assez pour me dire que c’était un film nécessaire pour la saga tellement les sujets intéressants ont été survolés et les personnages manquent d’ampleur. Espérons que les prochains A Star Wars Story seront plus convaincant.

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Rogue One
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Article écrit par Mat

Mat, créateur et admin du site GeeKroniques. Grand fan de séries et de culture Japonaise, je vous parle de mes coups de coeurs et parfois de mes coups de gueule! Retrouvez également mes tutos informatiques sur mon autre site.

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