Le Lorax en 3D

Le lorax a été ma première expérience de film en 3D. Ben oui, on a beau être fan de hig tech, y’a des trucs qui passe pas avec mon coté réac.. Cette fois-ci, pour des raisons diverses et variées, je suis allé à la séance en 3D avec mon fils ainé, qui est venu sans traîner des pieds! Ce qui tient du miracle, car en général, il faut que je traîne mes enfants pour les emmener au cinéma (la plupart du temps pour aller voir un film d’animation)!! Il n’y a que le petit dernier (4 ans) qui se prête de bonne grâce à l’exercice!! Bref, tout ça pour dire que planifier une séance de cinéma en famille, c’est pas simple chez moi!! Pour en revenir au film, le Lorax est une petite bestiole jaune et moustachue, protecteur de la forêt au chômage, vu que tous les arbres ont été abattus..

Petit mot sur la 3D

B
onne surprise, à part une légère fatigue ophtalmique, pas de migraine ou de gène particulière, ce qui était ma crainte principale. Pour le reste, c’est assez conforme à ce que j’en attendais, c’est à dire assez inutile! De plus, même si l’effet est assez sympa sur les scènes fixes, on a très vite une sensation désagréable de flou sur les scènes très mouvementées. Pour ceux qui comme moi portent des lunettes de vue, les lunettes 3D ne posent pas non plus trop de problème une fois « posées » par dessus la première paire (elles glissent un peu, mais rien de grave). Par contre, je trouve que ces grosses lunettes 3D ont une tendance désagréable à rétrécir le champ de vision (bien plus que des lunettes de vue). Et finalement, à part quelques scènes qui en tire réellement profit, ça n’apporte à mon sens strictement rien au film. Le seul plus factuel est sur l’addition : +2€ par personne dans mon petit cinéma de quartier. Hormis cela, c’est du pur marketing, rien de plus! D’aucun me diront que d’autres films exploitent de meilleure façon le procédé 3D, sans doute, mais je reste sceptique sur une vraie valeur ajoutée de la 3D… Cette première expérience n’ayant pas non plus été totalement catastrophique, je renouvellerait sans doute l’expérience (plutôt sur un film « live ») pour me faire un autre avis! Fin de la parenthèse 3D..

Le film

A
ussi surprenant que cela puisse paraître, le film m’a beaucoup fait penser au studio Ghibli et plus précisément à Princesse Mononoké. Je m’explique, même si les deux films n’ont rien en commun d’un point de vue esthétique (Le lorax est de la pure image de synthèse, très colorée d’ailleurs, alors que Princesse Mononoke est réalisé de manière classique avec des dessins fait main), la thématique est très proche et avec un certain nombre de points communs. Dans le film des studio Ghibli, l’action se déroule dans le japon médiéval, les hommes commencent à exploiter de manière intensive la forêt afin d’alimenter d’immenses forges. La déforestation gagne, et les esprits de la nature se déchaînent contre les hommes. Ainsi la louve Goro, assistée par Mononoke attaque les hommes pour qu’ils cessent leurs exactions sur la forêt.

L’esprit de la forêt de Princesse Mononoke

Dans le Lorax, on est déjà un pas plus loin, un homme, Gash-pilleur, a abattus tous les arbres pour fabriquer des « Thneed », une espèce de camelote multi-fonctions qui s’arrache comme des petits pains. Pourtant, le Lorax, une petite créature jaune et moustachu, gardien des arbres, l’avait mis en garde et interdit de couper les arbres, mais l’appât du gain a fait le reste. Depuis, les hommes vivent coupés des la nature dans une ville complètement artificielle, Thneedville, ou tout est synthétique, même les arbres. Pire, les gens disent que les arbres, ça sert à rien, et que finalement les versions synthétiques dotés d’un télécommande pour les faire changer de couleur, c’est tellement mieux!

Ted, un jeune garçon qui ne s’intéresse absolument pas aux arbres, mais beaucoup à sa jolie voisine Audrey éprise de nature, va tout à coup changer d’avis lorsqu’elle lâche qu’elle serait prête à épouser celui qui lui offrira un arbre! Ni une, ni deux le voila en quête d’un arbre. Il trouvera la trace de Gash-pilleur qui lui racontera ses aventures avec le Lorax et finira par lui confier la dernière graine d’arbre existante…

C’est très coloré

Sauf que le méchant de l’histoire, qui vend de l’air frais en bouteille, ne voit pas le retour des arbres d’un bon œil (ben oui, les arbres purifient l’air de manière « gratuite »!!).

Bande annonce :

Mon avis

C
‘est très coloré, c’est très rythmé, on ne s’ennuie pas une seconde. Il y a quelques scènes avec des chansons jouées façon comédie musicale, je suis en général assez allergique à cela, mais ici, ça passe pas trop mal. Les arbres sont très particuliers, ils sont coiffés d’un espèce de toupet poilu coloré, le tout ressemblant à une sucette avec son bâton! Assez bizarre, mais plutôt décoratif! La forêt est peuplée de petits ours mignons tout plein (avec un effet fourrure pas mal) et des poissons funkys qui dansent et qui chantent! Le tout chapeauté par un Lorax pince sans rire qui ne s’en laisse pas conter!

Tout  cela dans un bon esprit, avec des petits clins d’oeils, comme par exemple lorsque les animaux transportent le Gash-pilleur dans la rivière, ils le font en chantonnant la musique de mission impossible!

Le message écologique est limpide et pas asséné trop lourdement : la nature n’est pas éternelle, il faut la préserver si on veut éviter de la voir disparaître. Un message qui n’est pas inutile de rappeler à nos enfants.. Bref, un bon moment à passer en compagnie du Lorax, car tout finira bien évidemment!!!

Petit cocorico, le film est en partie français puisqu’il a été adapté par les créateurs américains de Moi, moche et méchant, mais réalisé par Illumination Mac Guff, le département animation de la société française d’effets spéciaux Mac Guff. L’histoire originale a été écrite par le Docteur Seuss qui est très connu outre atlantique, mais inconnu chez nous (moi en tout cas, je ne le connaissais pas). Il est aussi l’auteur d’autres histoires très célèbres, notamment « The grinch » également adapté au cinéma avec Jim Carrey. Il semble d’ailleurs que le film Le Lorax ne soit pas très fidèle à l’histoire d’origine, mais ça c’est un autre débat!

Enfin, le film n’échappe pas à l’effet de « mode » de mettre des « people » pour faire le doublage des voix (que cela soit en VO ou en VF). Je reste assez sceptique sur ce genre de pratique, car le doublage c’est un métier, et le faire réaliser par de comédiens connus ou des comiques (Kev adams dans ce cas) pour moi tiens plus du coup marketing que d’une vraie démarche créative. Après, c’est clair qu’a ce niveau d’enjeux économiques, on est dans le business avant tout. Enfin, pour autant, la VF passe très bien (et d’ailleurs on ne reconnaît pas forcément les voix « célèbres » derrières les images..).

 

7.5 Note GeeKroniques
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Article écrit par Mat

Mat, créateur et admin du site GeeKroniques. Grand fan de séries et de culture Japonaise, je vous parle de mes coups de coeurs et parfois de mes coups de gueule! Retrouvez également mes tutos informatiques sur mon autre site.

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