Zetman, tomes 1 à 3

Zetman est une création du mangaka Masakazu Katsura. Je connaissais ce mangaka pour son travail sur Vidéo Girl Ai (et sa suite Vidéo Girl Len), un des premiers manga édité en France par Tonkam (en 1994) qui à l’époque n’était qu’un magasin de goodies japonais. C’était la grande époque! D’ailleurs, trouver ces mangas en magasin était une mission quasi impossible (merci au magasin de JV pas loin qui nous les commandait!!). C’est en passant dans une librairie qui mettait le manga en avant que je me suis dit qu’il fallait que j’attaque la série voir ce que cela donnait.

Bref, cette fois-ci, l’univers est bien différent, bien loin des petites amourettes de vidéo Girl, l’ambiance est sombre, le manga est violent (il est classé « seinen »). On suit donc les aventures de Jin, un jeune garçon mystérieux, qui vit en marge de la société. On ne sait rien de ces origines, si ce n’est la marque qu’il a sur la main, mais on voit tout de suite qu’il a un don certain pour la baston (même contre des adversaires bien plus âgés et plus nombreux).

Le 1er tome nous met dans l’ambiance, Jin croise un player, une créature mi humaine, mi démon, qui est en fait le sérial Killer qui découpe ses victimes. En présence de Jin, la nature monstrueuse du player prend le dessus, mais malgré ce surcroît de puissance, il se fait rétamer par Jin. On va découvrir au fur et à mesure qui sont ces player et leur rapport avec Jin. Ce sont en fait des manipulations génétiques faites par les chercheurs du la multinationale « AMAGI », mais dont certaines ont échappées au contrôle des scientifiques. Leur but est de crée Zet, un hybride parfait, alors que les players ne sont finalement que des essais ratés.

La marque sur le poignet de Jin

Jin, qui lui aussi a été crée dans les laboratoires d’AMAGI, pourrait être ce fameux Zet. Mais élevé par un ancien chercheur qu’il nome affectueusement son grand-père, il ignore tout de sont passé. Mais blessé lors de sa deuxième rencontre avec un player (qui utilise les flammes comme arme), il est capturé par AMAGI. Les scientifiques vont donc tenter d’éveiller le pouvoir de Zet enfoui en Jin. Ils ne reculeront devant rien pour parvenir à leurs fins, même si cela siginifie tuer la jeune femme qui a recueillie Jin à la mort de son « grand-père ». Mais leurs efforts seront vains et pire (en tout cas pour eux), ils ne réussiront qu’a détruire le pouvoir de Zet. Jin est donc maintenant un jeune garçon tout ce qu’il y a de plus normal.

Koga

On suit également en parallèle les enfants du pdg d’AMAGI. Koga Amagi est l’aîné, donc naturellement prédestiné à prendre la succession de son père à la direction de la société. Il est plutôt beau gosse, et tout lui réussit. Mais son rêve, c’est d’être un justicier façon « super héro ». Ce qui ne va pas plaire à son père. Malgré tout, il continue dans cette voie, et rencontre à plusieurs reprises Jin. De plus, AMAGI va lui fournir les ressources financières et technologiques pour disposer de gadgets pour l’aider dans sa mission (à la Bruce Wayne). Akemi, la petite sœur, s’est entiché de Jin, qu’elle surnomme « mon ange » à cause de la marque qu’il porte sur son poignet. Intriguée et fasciné par Jin, elle cherche à en savoir plus sur lui.

Mon avis

J’ai retrouvé avec grand plaisir la patte de Katsura dans un univers plus adulte et plus mature, c’est un vrai plaisir! La parution au japon étant aléatoire, Katsura a pu prendre le temps de peaufiner son scénario et ses dessins, loin des cadences des parutions régulières (comme le Weekly Shônen Jump). L’histoire démarre bien, avec visiblement la volonté de ne pas se concentrer sur un seul super-héros (Zet) puisque Koga, lui aussi semble vouloir  tenir ce rôle et on sent déjà une certaine rivalité entre eux. Les scènes d’actions sont vives et ne font pas dans la dentelle! Mais Katsura n’en oublie pas ses premiers amours et on a le droit de temps à autre à quelques petites culottes qui passent dans les cases (bein ouais, on ne se refait pas).

Une double page choc!

Un petit reproche concernant le prix (9€) que je trouve un peu élevé pour un manga de ce format. Certes, on a droit aux premières pages sur papier glacé (et en couleur), à une version fidèle à la version originale, une  couverture avec ses effets brillants et de matière qui fait très classe, mais par rapport à une édition standard (qui vaut en général moins de 7€) , le surcout ne me parait pas forcément justifié. Ceci étant, tonkam, fidèle à son habitude, prend le risque d’éditer des séries moins commerciales que ses grands concurrents, et les tirages sont sans doute bien moindres.

A noter, une adaptation animée est prévue pour le mois d’avril 2012 (un peu plus d’infos ici).

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Article écrit par Mat

Mat, créateur et admin du site GeeKroniques. Grand fan de séries et de culture Japonaise, je vous parle de mes coups de coeurs et parfois de mes coups de gueule! Retrouvez également mes tutos informatiques sur mon autre site.

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