Killjoys, Saison 4

Killjoys a débuté comme une série estivale pop-corn des plus rafraîchissantes. Et puis la série, tout en gardant son humour et ses qualités, a considérablement noirci son propos et son ambiance. Les chasseurs de prime sont devenus les hérauts du quad, le dernier rempart contre une menace à la fois floue et terrifiante! Beware of the Green!

Cette saison 4 va enfin préciser les tenants et aboutissant de la méchante de la série, la fameuse “The Lady”. Une lady qui sera une véritable arlésienne, tant ses apparitions seront rares. Mais c’est finalement un bon artifice scénaristique pour renforcer son côté dangereux et paradoxalement une forme d’ubiquité! Une fois la team Killjoys réunie, Dutch (Hannah John-Kamen) va naturellement reprendre son rôle de leader. Elle va devoir s’efforcer de comprendre le message que lui a fait passer Khlyen (Rob Stewart) durant son séjour dans le “Green”. Quel rôle doit jouer Johnny (Aaron Ashmore) ? Pourquoi est-il si important pour elle? Et surtout, comment botter les fesses de leur adversaire une bonne fois pour toutes!

Team Killjoys

D’avin (Luke Macfarlane) va quand à lui explorer une voie complètement nouvelle pour lui : la parentalité! Car l’irritante Delle Seyah Kendry (Mayko Nguyen) va finir par accoucher de son rejeton. Un bébé qui va bien vite grandir! D’avin va devoir apprendre très vite son nouveau job de père! Bien plus compliqué que de jouer les gros bras! Mais aussi une belle façon de nuancer le personnage et lui apporter une autre dimension. Et de l’aimer encore plus!

2 frères

La fin de saison va livrer les dernières clés permettant de comprendre les motivations de la “Lady”, et de ce qu’est le Green exactement. Mais surtout, les dernières secondes vont venir tout bouleverser. La 5ème (et dernière) saison de Killjoys va donc se faire avec une toute nouvelle donne. J’espère simplement que cela sera réellement exploité et pas juste balayé par un twist en début de saison 5. Mais pas sûr que cela soit le cas…

Mon avis

Dans la vaste débâcle qu’est mon planning série, il subsiste encore quelques points de repère, des phares dans l’obscurité. Des séries que je regarde quoiqu’il arrive pour être plus prosaïque. Il en reste peu, mais Killjoys fait partie de ces happy few! Sans être une série exceptionnelle, Killjoys ne démérite pas sur de nombreux points! La série fait finalement beaucoup avec peu de moyens. Ses personnages sont extrêmement sympathiques et on ressent très vite attachement et empathie pour eux.

Mais ce qui a retenu mon attention cette saison, c’est son féministe intelligent! Ça nous change de certains trolls croisés de ci et de là sur les réseaux sociaux.. 🙂

Ladies at work

Force est de constater que les femmes sont ultra présentes dans la série, malgré l’ambiance SF / Space opera pas habituellement propice à cela. Que cela soit la badass Dutch (incarnée avec beaucoup de fun par Hannah John-Kamen) et son pendant torturé, Aneela. Ou la geek Zephyr, la rusée Delle Seyah, et bien sûr “The Lady”, elles ne sont pas là pour faire de la figuration. Même Lucy, l’IA du vaisseau est un personnage féminin à part entière! Et cela fonctionne diablement bien!

Ces dames ne reculent d’ailleurs devant rien pour balancer quelques vannes bien senties envers la gente masculine! C’est en général bien amené et totalement justifié! Et cela reste dans l’ambiance bonne enfant de la série ou les personnages se vannent pas mal. Ça donne ce genre de conversation entre filles :

“Has the testosterone made you guys all into raging assholes, or did I just miss something?”

“Men need to fight. It gives them meaning. And us entertainment.”

Et du coup, je trouve que la série véhicule un message hyper féministe, mais qui reste extrêmement “digeste”. A aucun moment on sent que c’est forcé, que c’est mis en scène ou lourd. Il y a à la fois un vrai travail d’écriture des personnages et des histoires. Et bien sûr un vrai choix de mettre des personnages féminins en lumière. Le fait qu’une femme, Michelle Lovretta, soit la créatrice et productrice de la série explique cette orientation. Pour mémoire, c’est également la créatrice de la série “Lost Girl“, qui donnait déjà une belle part aux personnages féminins.

Si Killjoys n’a pas varié sur son aspect féministe depuis le début, j’ai été bien plus réceptif au “message” durant cette saison 4. Est-ce le contexte actuel du #MeToo et tout ce qui s’en est suivi? Ou un focus plus important sur cette saison? Je ne saurais le dire exactement. Même si je ne suis pas favorable à des quotas pour forcer la parité, je dois cependant avouer qu’au travers du prisme de Killjoys, je ne peux que souhaiter voir plus de femmes et tout particulièrement dans les séries.

The power of memory

Les souvenirs, le passé, tout cela va être au cœur de cette saison 4 de KillJoys. L’occasion de revenir sur la formation du tandem Dutch – Johnny. Pas forcément indispensable finalement, mais fort sympathique malgré tout.

Pour en revenir aux souvenirs, j’aime bien la façon d’appréhender les choses posée par la saison au travers de The Lady : “Memories aren’t where you’ve been… they’re who you are.”. Autrement dit, “Les souvenirs se sont pas ou vous êtes allés. Ils sont ce que vous êtes”. Votre passé vous sert à vous construire, à faire de vous ce que vous êtes. Une vision qui me parle totalement. Et qui rentre du coup en parfaite résonance avec le plan diabolique de la méchante Lady.

Au final

Une saison 4 de Killjoys riche et dense. Avec du rire, des larmes et du sang! Certes, on ne rentre pas dans les standards d’un Game Of Thrones sur le plan du sang et des larmes, mais quand même!

Pas de temps morts, les épisodes s’enchaînent, mais sans faux rythme, ni rush. Une belle progression somme toute assez linéaire que j’ai trouvé très agréable. Les pièces du puzzle s’assemblent peu à peu et ont comprends ou l’intrigue veut nous emmener. Jusqu’aux dernières minutes. On ne comprend pas tout de suite ce qui se passe. Et puis une voix off va venir nous livrer à demi-mots l’explication. Un bon gros cliffhanger qui secoue bien comme je les aime. Avec malgré tout un petit moment de frustration en se disant qu’il va falloir attendre presque un an pour la suite. Mais c’est aussi ça d’être sériephile..

Bref, Killjoys fait partie des séries plus que recommandables pour tout amateur de SF, de complots. Sans compter son background “western spatial” mâtiné d’un système politique oppressif sur modèle moyenâgeux .

8 Note GeeKroniques
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Article écrit par Mat

Mat, créateur et admin du site GeeKroniques. Grand fan de séries et de culture Japonaise, je vous parle de mes coups de coeurs et parfois de mes coups de gueule! Retrouvez également mes tutos informatiques sur mon autre site.

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