Les 8 Salopards

Nous y voilà, 2016!!! Autant commencer l’année avec un article de cinéma, du bon cinéma de préférence. Pas de bonnes résolutions mais la même envie qu’en 2015 : parler de tous les cinémas avec la liberté d’expression que m’offre GeeKroniques.

En parlant de bon cinéma, 2016 se présente avec un nouveau film de l’enfant terrible du cinéma américain: Quentin Tarantino!!! Tarantino nous revient avec un deuxième western «Les 8 salopards», après le très réussi «Django» sorti en 2013. Ce western spaghetti sauce Tarantino, raconte l’histoire de John Ruth, un chasseur de primes de renom, qui doit ramener sa prisonnière, Daisy Domergue, pour son exécution dans la ville de Red Rock. Ce que John n’avait pas prévu, c’est qu’une tempête de neige allait les conduire à récupérer des passagers surpris par le blizzard et de se retrouver bloqué dans un relais à diligence en compagnie d’étrangers forts peu rassurants.

Les_8_SalopardsCOQUARD, BLIZZARD ET SALOPARDS

«Les 8 salopards» ou «The Hateful Eight» en VO, est un film un peu maudit pour Tarantino. En effet, en 2014 le premier scenario de celui ci avait fuité sur internet. Découragé, Quentin a quand même remis son film sur les rails grâce à d’autres scenarii mis de côté qui proposaient des fins alternatives. Puis, lors de la promotion de son dernier long métrage, il a connu la concurrence écrasante d’un Star Wars aux USA et des menaces de boycott par la police de New-York suite à ses positions contre la violence policière.

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Concentrons nous plutôt sur le cinéma et surtout sur notre film du jour. Comme dans «Kill Bill», «Jacquie Brown», «Inglourious Basterds» ou encore «Django», il est une nouvelle fois question d’une femme et de l’intérêt des plusieurs hommes pour celle-ci, cette femme est Daisy Domergue. Je n’ai pas envie de vous spoiler l’histoire de ce jeu de dupes, je vous propose cependant de faire un petit tour des acteurs de ce drame en plein cœur du Wyoming :

  • John Ruth «Le Bourreau»: un chasseur de primes, interprété par Kurt Russell, qui doit mener Daisy Domergue à la justice de Red Rock.
  • Le major Marquis Warren «Le chasseur de primes», interprété par Samuel L Jackson, héros de la guerre de Sécession reconverti en chasseur de primes lui aussi.
  • Daisy Domergue «La prisonnière», interprétée par Jennifer Jason Leigh. Le personnage le plus énigmatique, au cœur de l’intrigue et mon personnage préféré au final.
  • Oswaldo Mobray «Le court sur pattes», interprété par Tim Roth, un personnage qui vous rappellera aux bons souvenirs de Christoph Waltz dans «Django».
  • Chris Mannix «Le Shérif», interprété par Walton Goggins, et son accent de bouseux typiquement sudiste.
  • Le général Sandy Smithers «le Confédéré», interprété par Bruce Dern, personnage raciste rongé par la douleur de la défaite durant la guerre civile.
  • Joe Gage «Le Cowboy», interprété par Michael Madsen, qui est venu rendre visite à … sa maman.
  • Bob «Le Mexicain», interprété par Demian Bichir, cabron!!!!

Vous aurez compris que nous sommes face à un casting composé majoritairement d’habitués des réalisations de Quentin Tarantino.

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HUIT CLOS POUR HUIT SALOPARDS

Souvent «Western» rime avec grands espaces, chaleur accablante et aventures à travers l’Ouest Américain, et bien pas dans «Les 8 salopards»… En effet, Tarantino a choisi le huit clos pour faire évoluer ses 8 salopards, tout d’abord dans une diligence fuyant le blizzard puis dans un relais pour voyageurs. Le côté claustro-phobique de cette pièce mal éclairée dans laquelle doivent cohabiter nos sales gosses d’une Amérique d’après guerre de Sécession, permet une tension palpable et grandissante, des dialogues savoureux dont seul Quentin a le secret. Pour éviter l’ennui imposé par un faux rythme, Tarantino use une nouvelle fois d’une narration non linéaire et surtout des fulgurances d’actions avec des règlements de comptes et moments gores assez jouissifs. Un régal pour les cinéphiles fans du Monsieur et de son univers ultra référencé et populaire!!!

Vous l’aurez compris, Tarantino fait encore une fois dans l’hommage et dans la référence à tout va: quelle soit télévisuelle ou cinématographique. En visionnant «Les 8 salopards», on pense forcément aux Westerns spaguetti de Sergio Leone mais aussi au cinéma de John Carpenter. J’ai vu dans ce dernier Tarantino, l’ambiance et le côté horrifique du cinéma de «Big John» comme «The Thing» dans lequel on retrouve également Kurt Russel, mais aussi au niveau de la bande originale. Quelle fut ma surprise en apprenant, après quelques recherches personnelles, que certaines compositions des «8 salopards» viennent de partitions jamais utilisés par Carpenter.

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L’hommage vire presque à l’obsession quand le réalisateur décide de tourner son film en 70mm (panavision 70 pour être plus précis), un format qui permet d’avoir une image plus détaillée et de meilleure qualité comparé au 35mm. Quel est l’intérêt quand on sait que les cinémas diffusent surtout en numérique actuellement? Aucun, à part pour les quelques chanceux, comme moi, qui ont pu voir le film dans les conditions voulues par le réalisateur. Pour faire simple, c’est comme écouter un vinyle à l’heure du mp3: un grain inimitable et un charme fou.

Un nouveau Tarantino est un immanquable pour les cinéphiles mais aussi pour les mélomanes, Quentin fait partie de ces réalisateurs dont les bandes originales sont marquantes. Pour «Les 8 salopards», il a une nouvelle fois fait appel à Ennio Morricone par la composition de la soundtracks du film. Il n’a pas seulement pris la meilleure personne pour une bande originale de western, il a travaillé avec son compositeur préféré. L’enfant terrible du cinéma américain, l’enfant tout court d’un cinéma dont il aime sublimer les codes, les genres et pour lequel il voue un amour sans faille!!!

A voir? Un Tarantino reste un incontournable à voir en salles. J’avais beaucoup aimé «Django», j’ai adoré «Les 8 salopards»!!! J’espère que ça sera le cas pour vous aussi, je vous le souhaite grandement. Au plaisir d’en parler autour d’une tasse de café après avoir affronter le blizzard… 

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Article écrit par Anthony

Grand consommateur de films, mais attention : j'aime la qualité!!! SF, fantastique, action, réflexion, comédie, français, étranger, drame, biopic, etc, etc, ... du moment que c'est fait avec le cœur et non avec les pieds!!!

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