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L’ANGE IVRE – KDC #2

À la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, le Japon sortit d’un contexte délicat avec la nécessité de se reconstruire au niveau de sa société. Le 7ème art a permis de retranscrire, selon l’auteur, une vision de cette guerre ou d’un épisode en particulier (la bombe atomique étant le plus connue aujourd’hui, à travers des symboles comme Godzilla ou le manga Akira). Un « jeune » réalisateur nommé Akira Kurosawa proposera son regard sur cet événement tragique avec son oeuvre L’ANGE IVRE.

L’ANGE IVRE (1948, A. Kurosawa) – Kronique de Charles #2 :

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CONTEXTE

Nous sommes au Japon à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Le Japon, à la suite des bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki, capitule. Le pays du soleil levant va connaître une reconstruction gigantesque au niveau de sa société, y compris dans les arts. Au début de la Guerre Sino-japonaise, les productions locales étaient contrôlées par le gouvernement, les cinéastes devaient avoir une autorisation du pouvoir nippon pour effectuer leurs tournages (il en était de même pour les autres arts). Entre 1945 et 1952, le Japon tombe sous le contrôle des USA. Durant cette période, Akira Kurosawa, qui deviendra un symbole international du cinéma nippon, réalise un long-métrage s’inscrivant complètement dans le contexte social de son pays : L’Ange Ivre.

L’Ange Ivre est typique du film représentatif de l’après-guerre, se voulant à la fois poétique et réaliste sur le vécu des civils japonais. Selon ses dires, il s’agissait pour Kurosawa de sa première oeuvre personnelle, sans avoir de contraintes liées à la récente guerre, ayant pu mettre en scène ses envies, des choses qui l’obsédaient, tout en apportant son style narratif et pictural. Il déclara aussi : « Durant la guerre, il était impossible de s’exprimer en toute liberté. De 1945 à 1947, nous n’avons cessé de combattre tantôt les racines de la droite, tantôt les intimidations de la gauche, dont la censure freinait nos élans. L’Ange Ivre est le premier film que j’ai dirigé qui soit libéré de toute contrainte extérieure. Dans cette œuvre j’ai investi tout mon être. Dès la phase de préparation, j’ai senti que j’étais en train de me mouvoir sur le terrain qui me convenait. »

Ce beau titre qu’est L’Ange Ivre (en VF) peut porter à confusion quant à la désignation du personnage concerné par ce titre. Si les deux personnages principaux boivent en effet beaucoup, cet ange n’est pas celui du voyou Matsunaga que joue Toshiro Mifune, mais celui du médecin Sanada joué par Takashi Shimura (ou plutôt, à la base du projet).

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QUE RACONTE L’ANGE IVRE ?

L’Ange Ivre est contemporaine de la sortie du film et raconte l’histoire d’un médecin, le Docteur Sanada travaillant un bidonville de Tokyo (sous fond de misère et d’insalubrité, et même d’insécurité, le marché noir bat son plein, il fait une chaleur peu supportable amenant des moustiques, et une marre est situé au milieu de ce quartier, les habitants y jettent même leurs détritus). Sanada a un penchant pour la bouteille, tout comme le jeune yakuza Matsunaga arrivant un soir chez lui, car touché par balle. Notre humble médecin soigne notre petit voyou et lui déclare qu’il est atteint de la tuberculose. Matsunaga ne veut rien entendre et ne souhaite pas écouter les conseils du docteur lui demandant de se soigner et se calmer sur la boisson.

Ceci déclenchera une suite de péripéties et d’embrouilles entre le vieux colérique, bourru et alcoolique (mais tout de même sage) médecin et le jeune gangster désinvolte. Sanada va même se lier d’amitié avec Matsunaga, avec sa gueule d’ange. L’opposition de ces deux hommes sera l’un des fils conducteurs du scénario, une sorte de relation maître-disciple, ou le maître a du mal à être maître, et le disciple a du mal à être discipliné. Ils se valoriseront mutuellement avec un échange très violent, mais aussi très inégal, l’un frappe, l’autre renvoi, avec un point en commun : ils sont tous les deux têtus.  On pourrait même supposer que Matsunaga rappelle la jeunesse du Sanada.

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UNE ŒUVRE IVRE DE LECTURES ET DE BEAUTÉ

Nous pouvons cerner la pâte de Kurosawa en termes de réalisation, tout en remarquant des similitudes avec des films américains de l’époque (notamment pour l’utilisation de la musique, qui n’est pas amenée de la même manière que le reste de sa filmographie), ainsi que la présence de Mifune et Shimura. Kurosawa utilise des cadrages vieux comme le monde avec la caméra qui penche pour exprimer une notion de vertige, de déséquilibre, et cela marche très bien, surtout avec la situation de fin. Nous remarquons aussi un jeu de composition entre Shimura et Mifune qui se renvoient la balle comme dans une partie de tennis de table, ce qui rend leur relation captivante.

SYMBOLE DE L’ALCOOL ET DE LA MARE

Deux éléments laissent leur empreinte dans le métrage, promesses de Kurosawa vis-à-vis du spectateur : l’alcool et la mare insalubre. Le film s’ouvre même sur cette mare, et cela signifie beaucoup de choses. La bouteille d’alcool (ou ce que représente cet objet par rapport à l’addiction à l’alcool en général) est un objet capital du film, on retrouve cet élément dans plusieurs scènes et cela a son importance, principalement parce que nos deux personnages boivent beaucoup pour oublier leurs soucis, même s’ils ne partagent pas les mêmes problèmes. Mais pas seulement, c’est aussi une métaphore du contexte politique et social du Japon, que ce soit à Tokyo (le lieu de l’intrigue) ou autour. Ce qu’il s’est passé à la fin de la guerre au Japon, dans le sens figuré, était une monumentale gueule de bois. Cela vous est arrivé, je pense, à certains d’essayer de comprendre ce qu’il s’est passé la veille, car vous avez énormément bu, on mélange un peu tout, on a du mal à discerner la réalité du virtuel.

Ce fut la même chose là-bas. Plus la gueule de bois se dissipait, plus la population sur l’archipel s’est rendu compte des morts, des atrocités, des destructions, etc. Au Japon comme ailleurs, on s’est rendu compte que l’Homme était capable d’agir comme un monstre, sans foi ni loi, et cela a marqué un bon paquet de japonais (et pas que), les séquelles étant très difficiles à refermer. Si on revient sur nos deux personnages principaux, ou plutôt aux acteurs campant ces personnages, Mifune était photographe durant la Guerre (il a pu voir la barbarie de ses propres yeux, en Chine notamment) et Shimura jouait des pièces de théâtre (mais a été mis en prison quelque temps, car il était interdit d’exercer certaines professions sans autorisation, dû à la censure). Nos deux hommes ont vu et vécu des choses traumatisantes (pas qu’eux évidemment, mais là on s’intéresse à ce qu’ils représentent).

Les personnages qu’ils jouent évoquent et symbolisent ce lendemain douloureux, ou revenir à la vie de tous les jours devenait compliqué, l’alcool étant souvent une boisson consommée par des personnes voulant oublier : oublier l’injustice, la maladie (qui est le cas notre pauvre yakuza), la pauvreté, la frustration; des thèmes qu’on retrouve dans ce film  et qui étaient présents à la fin de la Guerre. Et au-delà de leurs problèmes respectifs, nos deux héros vont s’aider, bizarrement, mais cette relation est touchante, les mots sont forts de sens, personnellement, j’ai été très ému et totalement pris dans cette histoire grâce à cette amitié tellement particulière, qui est tout sauf incompréhensible. Ici, l’âme tente de l’emporter sur la maladie.

ÉVACUER LE MAL PHYSIQUEMENT ET MENTALEMENT

Pour vous parler encore de métaphore : le médecin retire une balle du corps de Matsunaga, remarquant ainsi la tuberculose. Le docteur Sanada tente de soigner cette maladie, il la traque et cherche à trouver l’origine de cette tuberculose, parallèlement, il tente de soigner, comme d’autres, un mal psychologique (et sanitaire, je vous renvoie aux problèmes dus aux bombes américaines) ancré dans la société. On y voit un combat contre le gangstérisme, la voyoucratie et la politique corrompue qui appliquent illégalement leurs lois. Sanada est à l’image du réalisateur Kurosawa : comme tout bon médecin, il veut absolument soigner le jeune Matsunaga, son but est clair et précis, et à travers cette guérison, il tente au sens figuré comme au sens propre à éradiquer ce mal engendré par les yakuzas.

Nous pouvons même y voir une représentation de ce système mafieux avec la mare remplie de bacilles, représentant aussi les maux de la société, l’alcool évidemment fortement montré, la lâcheté, le mensonge, la corruption en plus des comportements de soumission qui risquent de conduire au moment du film le Japon à sa perte, car ce peuple renaissait de ses cendres, mais étaient tombés aux mains des yakuzas, cette mare représente aussi la maladie qui pourrit l’intérieur de Matsunaga.  Sans oublier Sanada qui tente d’éradiquer aussi son propre alcoolisme. Tout ça pour dire que notre toubib lutte contre la défaite, il est rempli d’espoir au fond de lui. Il tente aussi de montrer qu’il faut se souder d’abord pour mieux guérir de ce lendemain de Guerre, ensuite pour lutter contre l’injustice de la mafia japonaise et d’autres voyous.

Pour parler d’allégorie, et pour revenir sur cette marre, on peut apercevoir une fleur qui est synonyme d’espoir (ce qui rappelle aussi le travail esthétique de Yasujiro Ozu). Espoir aussi représenté par des sourires et des musiques de dance. On sent aussi une influence de Shakespeare et Dostoïevski, avec la relation des deux personnages principaux qui jouent le jeu de « suis moi je te fuis, fuis-moi je te suis », ainsi que le destin tragique de Matsunaga, du à sa condition de gangster et à sa tuberculose. Ce genre de récit est assez courant, de par une histoire assez simple au début, avec le coup du mec bourré qui devient malade, le docteur (faisant office de mentor) veut le soigner, mais l’autre veut pas, cependant, Kurosawa a le génie pour rendre intéressant son film et le contextualiser.

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DUEL DES CORPS ET DES SENTIMENTS

Kuorsawa mêle plans fixes, travellings, caméra penchée pour exprimer une notion de vertige, fondus, surexposition de deux séquences en même temps… Chaque utilisation stylistique et narrative justifie le propos en question, même si Kurosawa cherche encore ce qui deviendra son propre style narratif. Les plans fixes exposent les émotions des personnages, avec des inserts et des gros plans captant parfaitement la tension de la situation, notamment les gros plans sur Toshiro Mifune remarquable de crédibilité. Les travellings suivent avec intérêt le déroulement de scènes comme le duel aux couteaux (en plus d’un montage très efficace), la chanteuse avec des zooms délirants (en parallèle à Matsunaga cuvant à ce moment-là) et la fin avec notre médecin allant au marché (fin quasi néo-réaliste, inspiré du cinéma italien), et le vertige exprimé lors de ce même duel aux couteaux.

MIFUNE EN GRANDE FORME

Toshiro Mifune adopte un jeu plus souple que dans ces futurs projets, il arrive déjà à poser sa posture et sa voix, possédant un body langage distinctif. Kurosawa a parfaitement su diriger cet acteur, qui avait ce côté bestial, mêlant à la fois fierté et tristesse. Ayant vu L’Ange Ivre avec des personnes pas très fan de ce genre de film et du jeu d’acteur de Mifune, j’ai souvent entendu des critiques à propos de son jeu qui parait exagéré. Il faut mettre en avant deux choses pour expliquer pourquoi je considère que le jeu de Toshiro Mifune était juste, et qu’en plus, il jouait formidablement bien, dans ce film et les suivants.

D’abord, il avait une palette de jeu complète, il a joué des rôles sombres, joyeux, terrifiants, colériques, drôles, il a montré énormément de facettes durant sa carrière de comédien, mais à aucun moment je n’ai trouvé qu’il en faisait trop. Naturellement, on sentait qu’il dégageait une très grande énergie dans ces personnages, y compris dans L’Ange Ivre ou il mixe à la fois détermination et pitié. Autre chose pour parler de son expression très brutale parfois, il ne faut pas oublier que la langue japonaise n’utilise pas les mêmes intonations que les langues européennes (même les langues européennes entre elles). Quand vous vous exprimez en français ou en anglais par exemple, vous montez le ton ou vous accentuez des mots ou des syllabes dans vos phrases et vos questions, et notre vocabulaire permet de nous distinguer de langues bien différentes. Le locuteur japonais aussi, mais il prononcera des choses que nous ne prononçons pas d’habitude, et vice-versa, leur accentuation suit d’autres règles que les nôtres (si on se place en tant que francophone). Ainsi, écouter des comédiens japonais peut donner une impression particulière lorsqu’on n’est pas habitué aux comédiens orientaux. Sans oublier l’accent qui ajoute cette impression de décalage avec nous. Ainsi, Mifune, en plus d’être charismatique et d’utiliser magnifiquement son corps, est un digne représentant de la performance d’acteur au Japon.

L’ANGE EST LE MÉDECIN

En face Takashi Shimura lui renvoie l’appareil avec une composition assez théâtrale, mais aussi assez libre, il dégage à la fois un caractère sec et brutal, mais aussi une tendresse qui nous donnerait presque envie de le câliner comme un gentil petit nounours. Nous avons une opposition intéressante entre un vieil homme inquiet et un jeune homme insouciant, inconscient et presque puéril. Kurosawa a prouvé qu’il était un formidable directeur d’acteurs. D’abord, dans le sens littéral, car les acteurs ne se déplaçaient pas n’importe comment, tout semble clair dans leurs mouvements, mais aussi parce que le réalisateur a su laisser le champ libre pour que Shimura et surtout Mifune puissent s’exprimer en habitant leur personnage respectif. On se prend d’intérêt pour Matsunaga alors qu’il n’est pas LE personnage principal, il partage cette position avec Sanada.

À la base, Shimura devait jouer le personnage principal et l’histoire avec le jeune yakuza ne devait pas être aussi développée. C’est parce que Mifune était tellement impressionnant dans son rôle que le senseï Kurosawa a changé son scénario pour laisser plus de liberté à son futur acteur fétiche. Il dira même : « Avec la performance de Toshiro Mifune dans le rôle du gangster, c’est le premier film dans lequel mon idée originale a été complètement bouleversée. La performance de Takashi Shimura dans le rôle du docteur était excellente, mais impossible de passer à côté de la force naturelle de la performance de Mifune. Comme le titre l’indique, c’est le docteur qui était supposé être le héros du film. Mais il aurait été honteux de tenter de restreindre la vitalité de Mifune… » Je n’aurais pas dit mieux.

C’est pour cela que le titre désigne le docteur, car il est ivre, mais il est considéré comme un ange, car il tente de sauver un criminel. C’est lui l’ange, la confusion est compréhensible, donc il est primordial de le signaler, c’est un ange qui veut protéger son entourage, sans parler de son métier, comme lors de la scène où il demande aux enfants de s’éloigner de cette fameuse mare, au risque pour eux d’avoir le typhus. Puis le brave bonhomme fait preuve d’attention avec un enfant qui vient récupérer son chapeau, tout cela expliquant que la bonté n’a pas disparu avec la Guerre. Les dialogues sont remplis de sens et de grâce, ils sont d’une grande intelligence et d’une grande maturité. Par exemple, le médecin dit à Matsunaga: « Aime-moi, je suis moche, mais je te soignerai gratuitement », soit tellement de profondeur et de vérité dans ces mots, phrase quasi poétique reflétant aussi le problème du système de santé au Japon à l’époque, Sanada ferait presque office de mécène en disant cela. Autre exemple, ce même Sanada dit à la femme du yakuza : « Il ne sert à rien de se sacrifier, il serait temps que l’on se débarrasse de ces mauvaises habitudes. » Cette phrase prend une dimension universelle, il s’agit en fait d’une morale.

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LA TRAGÉDIE DU YAKUZA

À travers la relation Sanada/Matsunaga, pleine de respect et d’empathie finalement malgré le comportement de chacun parfois, s’affiche surtout un portrait social saisissant prouvant la qualité de la démarche de Kurosawa. Le personnage du médecin sera d’ailleurs exploité plus tard avec une écriture similaire dans BARBEROUSSE joué, tient donc par Mifune. Akira Kurosawa n’approfondissait pas à fond l’écriture de ces personnages, il se contentait de l’essentiel, sans chercher à comprendre le comment du pourquoi de chacun, le passé de tel ou tel personnage, il savait qu’il fallait passer par l’image pour raconter son histoire. Dès le départ, par ses hésitations et sa violence un peu trop accentuée, on veut que le jeune mafieux soit guéri, pourtant il a le profil du vilain au fond du trou. S’il écoutait le docteur, il se soignerait correctement.

Mais on se rend compte que les enjeux sont plus compliqués ; même si on lui interdit de boire de l’alcool, il le fait quand même, car il veut rester un yakuza. Son destin est assez devinable, car c’est un yakuza, dans ce milieu, rien n’est bien sûr, il est atteint de la tuberculose, on parle d’un autre yakuza qui va sortir de prison (tu la sens la querelle qui arrive), et quelques petits éléments pouvant donner une réponse au destin du jeune homme. L’écriture de Matsunaga est très intéressante, car ce jeune homme se trouve dans une situation indélicate, cherchant sa liberté tout en ayant une faiblesse en lui, sa maladie. Son destin est visible aussi dans un cauchemar quand il ouvre sur une plage un cercueil ou il retrouve un autre lui.

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POURQUOI FAUT-IL VOIR L’ANGE IVRE ?

L’Ange Ivre est un film noir (inspiré du cinéma hollywoodien de l’époque), un thriller qui laisse un goût amer car pessimiste, mais juste et sincère. C’est aussi un film de gangsters, une œuvre métaphorique, contemplative, une tragédie géniale. Certes, ce n’est peut-être pas le film le plus abouti du grand Akira Kurosawa, mais il a su s’imposer comme un leader du renouveau du cinéma japonais, à travers cette critique sociale et cette exposition bluffante de réalité avec des acteurs incroyables que sont Shimura et surtout Mifune.

Kurosawa se montrait clairement comme un humaniste, il avait ce don d’avoir un regard très extérieur sur ce qu’il faisait, il a compris comment il devait filmer pour capter l’attention du spectateur, à travers ces figures de style, ces dialogues, ces protagonistes qui deviennent très vite attachants, et le nombre de lectures qu’on peut y voir sans que le réalisateur n’ait besoin de le montrer ou le dire directement. Un beau film sur la problématique des codes d’honneur des yakuzas, de la damnation et de la solidarité, reflétant le désordre social après la Guerre dans les bas-fonds de Tokyo, ainsi que tout le Japon.

Titre VO :  醉いどれ天使 (Yoidore tenshi)

Sources :

  • KUROSAWA, Akira. L’Ange Ivre. Toho Company, sorti en salle en 1948. 1 h 38 (2 h 30 pour la version director’s cut). Fiche IMDb : http://www.imdb.com/title/tt0040979/combined
  • TASSONE, Aldo. Akira Kurosawa. Flammarion, 1994. ISBN 978-2080815194

Toutes les images de l’article sont issues du film. Elles n’ont pour but que d’illustrer le manuscrit et respectent le droit de diffusion dans le cadre d’une critique.

Les « Kroniques de Charles » sont des présentations et des réflexions sur des œuvres (tout support confondu). Ces contenus n’ont pas la prétention d’être des analyses poussées de films ou une réflexion très développée, mais plutôt de parler d’œuvres que je souhaite partager (qu’elles soient connues ou non), chaque opinion sera différente sur une œuvre de tout de façon. Les commentaires sont l’occasion de discuter de ce film, afin de permettre un débat et éventuellement suggérer un article sur d’autres œuvres, ayant un rapport ou non avec celui-ci présent.

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Article écrit par LeMondedeCharles

Amateur de cinéma asiatique, policier et de films aux lectures sociologiques, ainsi que la littérature de fiction et anthropologique, je pose une curiosité sur toutes les catégories possibles, toutes années confondues, en particulier sur des œuvres se détournant des codes établis.

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