Dilemma Images 3 Chapitres

DILEMMA

Pour changer des séries, je vais vous parlez d’un album que j’ai lu il y a de cela un an. Dilemma, c’est son nom,  a été scénarisé et dessiné par Clarke aux éditions Le Lombard. En 1937 un archéologue allemand découvre des centaines de parchemins qui semblent prédire l’avenir du monde. Des philosophes grecs vivant dans l’Antiquité ont-ils pu prévoir l’avenir ? Ces prédictions peuvent-elles changer le cours de la Seconde Guerre mondiale qui s’annonce ? Et surtout, que faire d’un tel pouvoir quand on est Allemand, opposant au nazisme et néanmoins patriote ? Un dilemme, un choix, deux fins possibles.

C’est le premier album de Clarke que j’ai lu. Je ne suis donc pas en mesure de pouvoir faire de comparaison. En revanche, je l’ai choisi dans une librairie, sans rien connaître ni de l’auteur ni du contenu, d’abord parce que la couverture m’a attiré puis parce que le synopsis a titillé mon intérêt.

Le concept de Dilemma est original bien qu’assez simple. Une histoire mêlant passé, présent et futur où le héros se trouve confronté à un dilemme, un choix définitif et radical entre deux solutions, deux possibles fins.

Les couvertures de Dilemma

Pourquoi les ? Parce qu’il n’y a pas une, mais deux versions de cet album (versions A et B). Elles correspondent en réalité aux deux fins possibles de l’histoire, à la résolution du dilemme. Ceci en pose d’ailleurs un au lecteur lors de l’achat : quelle version choisir ? Le choix n’a pas été simple, car le tarif du livre (19,99 €) pousse à ne pas en faire un mauvais.

Dilemma Couvertures A et B
Gauche : Version A / Droite : Version B

De prime abord, seul le premier plat semble les différencier. Sa composition est très classique. Deux cases superposées verticalement. Le premier représente le buste d’un fielleux nazi et le deuxième celui d’un fielleux grec. Comme par le jeu d’une symétrie horizontale dont l’axe est le titre de l’album, les deux bustes se font face. Ils s’opposent aux extrémités du premier plat alors qu’ils se confondent en son centre. Grec versus Nazi, voilà le Dilemma illustré et rapidement résumé.

A l’intérieur de l’album, toutes les planches semblent identiques. En réalité, seules 5 d’entre-elles diffèrent, mais je ne m’en suis pas rendu compte sur le moment (les deux dernières planches correspondent à l’épilogue et sont identiques). En revanche, j’ai lu sur une page dédiée de l’album que la fin alternative était consultable sur le site Internet de l’éditeur. J’ai donc fini par résoudre mon dilemme en choisissant, uniquement par l’esthétique, la version B.

Le Dilemma

Tout commence en 1937 à Al-Buhajra, Égypte. Michael Dorffman, archéologue allemand, et sa mère discutent de leur expédition. Ils remettent en question l’ensemble de leur travail parce que le ministère de la république de Weimar vient de leur couper les subventions. Cependant ce même jour, ils découvrent une cinquantaine d’amphores. Non autorisés à les ouvrir sur place, ils s’empressent de prendre l’avion qui les conduit à Berlin, eux et les amphores.

C’est le 12 mars 1938, jour de l’Anschluss qu’ils sont de retour à Berlin. Après s’être fait jeter des institutions officielles, ils se tournent vers l’université pour continuer leur travail. Ils vont alors ouvrir les amphores et découvrir qu’elles contiennent des codex écris en Grec du troisième siècle avant Jésus-Christ. Ces parchemins sont l’héritage d’un défi qui couvre une longue période. Un jeu intellectuel entre quatre philosophes Grecs qui a débuté en 354 avant Jésus-Christ et dont le but, a priori sans conséquence, était de donner vie à un futur plausible et détaillé de l’humanité. Tout cela en prenant pour acquis que l’avenir naît dans le passé et traverse le présent. Pourtant, ce qu’ils ont écrit s’est réalisé. Michael vient de découvrir que le passé était écrit. Mais est-ce une supercherie ?

Malheureusement, il aura à peine le temps d’analyser l’importance de sa découverte. Des hommes armés s’en prendront à sa vie et à celles de ses proches, dont sa compagne juive. C’est alors qu’il comprend tout. Non seulement sa découverte n’est pas une supercherie, mais la prochaine guerre qu’ils avaient imaginée est réelle, imminente et il a peut-être le pouvoir de changer l’avenir.

Que va-t-il faire de sa découverte ? Qui sont les hommes armés à sa poursuite ? Que lui réserve le nouveau pouvoir en place et la guerre qui s’annonce ? L’Homme n’a-t-il finalement qu’une illusion de libre arbitre ?

Dilemma Nazi vs Grec

Mon avis

Je dois l’avouer, une fois l’album terminé ma première réaction a été « 20 € pour ça ?! ». En 137 pages, Clarke n’a pas réussi à m’intégrer à son récit, à faire de moi une partie prenante de la résolution du dilemma. De fait, je n’ai ressenti ni d’attachement aux personnages ni d’empathie pour les déboires de Michael Dorffman. Au final, la résolution de son dilemma (tant la version A que B) était plus un soulagement de voir la fin de l’histoire arriver qu’une réelle envie de résoudre avec lui son dilemme.

Le point négatif dès le synopsis est qu’il est trop difficile de croire que les philosophes de la Grèce antique se soient livrés à de tels délires. Tout simplement, car leurs discussions nous livrent un futur bien trop détaillé et complet. Le déroulé de l’histoire est cohérent même si il ne m’a finalement que moyennement emballé parce qu’improbable.

L’album en lui-même est beau tant dans le contenu que dans son emballage. J’ai déjà abordé son premier plat qui avait réussi à attirer mon regard. Je ne m’étendrais pas sur le second plat qui se compose approximativement de la même façon (excepté la symétrie). Toutes les planches sont de couleur blanche. En revanche toutes les autres dont les pages intercalaires des chapitres sont jaunes et tachetées, à l’image d’un parchemin. Le trait de crayon est fin, délicat et dynamique. Les personnages sont expressifs même si les bouches ne semblent souvent pas cerclées de lèvres. Bref, une réussite de ce côté-là.

L’album se compose de trois chapitres. Les 5 dernières planches du troisième chapitre sont différentes en fonction du choix de la version de l’album (A ou B). En fait, Michael Dorffman n’a que deux options pour résoudre son dilemma et seule une option est imprimée par version d’album. J’avoue ne pas trop comprendre la raison qui a poussé l’éditeur à faire deux albums au lieu de faire se succéder les deux options dans un même album. Bien évidemment celle de se faire plus d’argent semble logique, mais alors pourquoi mettre en ligne les deux fins alternatives ? (en version pdf téléchargeable.)

Pour conclure, il apparaît également évident, au fur et à mesure du déroulé de l’histoire, que cet album est une critique de la société actuelle. Cependant, j’ai choisi de ne pas aborder ce point dans l’article.

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Article écrit par aris

Tout à commencé par Stargate SG1 puis Altantis. Grand fan de séries de science fiction (qui n'aime pas Star wars), j'ai fini au fil des années par diversifier les genres tout en augmentant ma consommation. Aujourd'hui je consomme des séries récentes ou anciennes, de tous genres et de tous horizons. Mes préférés ? Battlestar Galactica et Stargate Alantis.

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