Tous les articles par LeMondedeCharles

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Amateur de cinéma asiatique, policier et de films aux lectures sociologiques, ainsi que la littérature de fiction et anthropologique, je pose une curiosité sur toutes les catégories possibles, toutes années confondues, en particulier sur des œuvres se détournant des codes établis.

8.0
LE VOYAGE DANS LA LUNE – KDC #6

Depuis la projection des courts-métrages des frères Lumière à Paris en 1895, beaucoup d’hommes ont apporté leur lot de séquences dont l’un des véritables pionniers du cinéma : Georges Méliès.  Il a contribué à la naissance des effets spéciaux (tels que les fondus et les arrêts de caméra, déjà utilisés par Thomas Edison, mais de manière moins importante). Pour trouver son public, cet artiste magicien décide de se mettre à la fiction et tourne quelques films expérimentaux, se rendant compte qu’il y a un réel intérêt à produire de telles œuvres. Parmi eux, le voyage dans la lune reste l’un des plus connus. Il produira au total plus de 600 films, tous ou presque seront des films de science-fiction et fantastique, avec dans le lot beaucoup de copies perdues.

7.5
THE ARTIST – KDC #5

Après avoir réalisé Astérix aux Jeux olympiques, Thomas Langmann est tenté par le projet de Michel Hazanavicius, celui d’un film en noir et blanc muet. Ce dernier est à la base un homme de télévision et il est principalement connu pour avoir dirigé des films ayant comme points communs d’être des hommages et des parodies, comme La Classe Américaine et deux OSS 117. L’idée d’Hazanavicius est de réaliser un film hommage au cinéma américain des années 1920, quitte à caresser dans le sens du poil les Américains pour chercher la récompense. 

8.0
LE CHŒUR DE TOKYO – KDC #4

Il existe des réalisateurs japonais considérés comme des experts de la narration de la vie quotidienne. L’un de leur senseï, si ce n’est le plus grand dans le domaine, est Yasujirō Ozu. Né un 12 décembre 1903 et mort un 12 décembre 1963 (mort à 60 ans pile poil), Ozu réalisa de 1927 jusqu’à la guerre sino-japonaise, quasi principalement des œuvres muettes dont beaucoup ont été perdues depuis. Les films de ce metteur en scène sont surtout des œuvres sociales et par chance, il est possible aujourd’hui de voir sur les plate-formes de streaming légales une de ses réalisations conservées : Le Chœur de Tokyo (on peut aussi dire Chœur de Tokyo, c’est ce titre qui est retenu dans une édition du film par Carlotta). 

8.0
une-orochi1925 OROCHI – KDC #3

Si la Chine commença à produire des œuvres dès les années 1900 et la Corée du Sud bien plus tard, le Japon n’a pas tardé non plus à tourner ces films à la fin des années 1900. Ceci s’explique par la présentation du cinématographe des frères Lumière à Osaka en 1897 et l”intérêt du public pour cet art nouveau. Malheureusement, beaucoup de copies de films japonais furent perdues ou détruites, à cause du tremblement de terre de 1923, de la guerre sino-japonaise et des deux bombes de Nagasaki et Hiroshima. On est certainement passé à côté de très bons films, bien qu’on est réussi à conserver une œuvre sortie en 1925 jusqu’à aujourd’hui, et c’est une chance ! Ce film, c’est Le Serpent, de son titre original Orochi.

9.0
une-lange-ivre-lutte L’ANGE IVRE – KDC #2

À la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, le Japon sortit d’un contexte délicat avec la nécessité de se reconstruire au niveau de sa société. Le 7ème art a permis de retranscrire, selon l’auteur, une vision de cette guerre ou d’un épisode en particulier (la bombe atomique étant le plus connue aujourd’hui, à travers des symboles comme Godzilla ou le manga Akira). Un “jeune” réalisateur nommé Akira Kurosawa proposera son regard sur cet événement tragique avec son oeuvre L’ANGE IVRE.

3.0
naissance-dune-nation-geekroniquesune NAISSANCE D’UNE NATION – KDC #1

Aujourd’hui, une partie du public pointe du doigt n’importe quel élément désobligeant dans un film, allant d’un scandale exagéré par un groupe de fermés d’esprit ou d’une fausse polémique stipulant le racisme lattant (à raison parfois, tout de même) d’une œuvre. Embarquons dans une machine à remonter le temps et retournons au milieu des années 1910, aux États-Unis, où ce problème était présent, bien avant la télévision et Internet, avec le film  NAISSANCE D’UNE NATION.